Interview GREG MARTIN
(Kentucky Headhunters) Mars 2017
Par Philippe Archambeau, Yves Degand-Philippot et Olivier Aubry.


Bonjour Greg, merci de nous accorder cette interview pour Road To Jacksonville,
Je suis né à Louisville au Kentucky le 31 mars 1953. Je suis né dans le même hôpital qu’Artimus Pyle, l’hôpital Saint Joseph sur Eastern Parkway. Malheureusement, il a été détruit vers 1980.
Peux-tu tout d’abord te présenter et nous dire de quelle ville es tu issu ?


J’ai passé ma jeunesse à Louisville, puis nous avons déménagé à Edmonton dans le Kentucky en 1967. Nous sommes revenus à Louisville en 1972, puis nous sommes allés à Glasgow en 1979.

Peux-tu nous dire comment se sont passés tes débuts, viens-tu d’une famille musicale ?

Mes deux parents venaient de familles où on jouait de la musique, particulièrement mon père et son frère Wade Martin. Oncle Wade a eu beaucoup d’influence sur moi. Il aimait beaucoup Hank Williams et la musique country des années 50. Il y avait aussi des influences Rockabilly dans sa musique. Il jouait dans des bars Honky Tonk autour de Louisville, a enregistré quelques albums et a ouvert pour Merle hagard, George Jones, Jack Green et d’autres stars de la Country dans les années 60. Avec Headhunters on a enregistré un de ses morceaux, « High Steppin’ Daddy » sur l’album « Pickin’ On Nashville », un titre qu’il avait écrit pour un autre artiste de Country de Louisville, Grover Gaddie. Grover a enregistré sur le label légendaire de Louisville Blue Angel Records.
J’ai pris ma première guitare vers l’année 1964, il y avait toujours beaucoup de guitares acoustiques dans la maison. Mon frère aîné Gary jouait du Rock n’ Roll et mon cousin Larry Dowell est venu habiter chez nous au début des années 60, il jouait aussi d’un instrument. Avec eux deux, l’influence de mon oncle Wade et après avoir vu les Beatles au Ed Sullivan show en 1964, c’est devenu naturel pour moi de jouer de la guitare.
J’ai rencontré Richard et Fred en 1968, nous avons tout de suite joué ensemble.

Avez-vous toujours joué ensemble ?

Après avoir rencontré Richard et Fred Young à la fin de 1968, un an et demi après avoir déménagé de Louisville, on a commencé à jouer ensemble. J’ai toujours pensé que c’est le destin qui m’a fait rencontrer ces deux types. On a joué ensemble de 1968 à 1972, puis je suis revenu à Louisville après avoir été diplômé à l’école, j’ai suivi mes parents qui ont déménagé. On s’est retrouvés en 1973 pour enregistrer un 45 tours, puis après en 1977 quand on jouait dans Itchy Brother. Dans les années 80, j’ai commencé à travailler vers Nashville, et pendant cinq ans on a fit d’autres choses, nous ne jouions ensemble qu’occasionnellement. On a formé The Headhunters en 1986, et on a toujours joué ensemble depuis cette époque.

Peux-tu nous parler de votre groupe Itchy Brother ? Et de la ferme où vous jouiez ?

J’ai commencé à jouer avec Richard, Fred et leur cousin Anthony Kenney à la fin de 1968. J’ai rencontré Richard par le biais d’un autre de mes cousins, Larry Sullivan, qui était le neveu des musiciens de Country Lonzo et Oscar. Lonzo et Oscar ont vendu des millions d’albums dans les années 40 et 50, et ont été aussi une influence des Kentucky Headhunters et de Black Stone Cherry.
J’ai rencontré Richard lors d’une audition au collège avec d’autres étudiants en Novembre 1968. On s’est tout de suite bien entendus, il m’a présenté à Fred et à Antony et c’est comme cela que tout à commencé. On a utilisé plusieurs noms avant de choisir The Itchy Brothers à la fin de 1973. Après avoir quitté The Itchy Brothers, parce que j’avais trouvé un travail à Louisville, ils ont continué avec plusieurs autres musiciens. Je suis revenu avec eux en 1977 quand leur bassiste est parti. Le guitariste Anthony Kenney est passé à la basse et j’ai pris le poste de guitariste soliste. On a répété, écrit, joué des concerts dans la région, enregistré quelques démos, on a failli signer avec Swan Song Records au début des années 80. Malheureusement, à cause de la mort de John Bonham, et des changements dans la musique Rock, rien n’a vraiment décollé. Courant 1981, il était devenu malheureusement évident qu’il fallait qu’on repense à notre carrière et qu’on fasse un break. Même si The Headhunters est un bon groupe, The Itchy Brothers a été le meilleur groupe dans lequel j’ai jamais joué. Nous avions la passion du Blues Rock, nous n’avons jamais dévié de cela.
La ferme dans laquelle nous répétions appartenait à la famille Young. Nous l’utilisions depuis qu’on était ensemble en 1968. Par exemple « Beaver Creek Mansion » a été écrit sur cette ferme.

Comment s’est passé la transition et comment êtes-vous devenus The Kentucky Headhunters en 1986, quels ont été les changements ?

Je suis allé travailler pour un musicien de Country de Nashville en 1981, et la semaine où j’ai commencé à travailler pour lui, il a aussi engagé Doug Phelps pour jouer de la basse. Même si je ne jouais plus pour les Itchy Brothers à ce moment-là, on a décidé de refaire un concert de réunion. En 1986, Richard, Fred et moi avons décidé de remonter un groupe, même si je ne pouvais pas partir en tournée avec eux. Au début, on a demandé si Anthony Kenney était d’accord pour reformer les Itchy Brothers, mais comme il venait de se marier, il a refusé. J’ai suggéré qu’on prenne Doug Phelps et qu’on fasse une jam chez moi en avril 1986. Il y a eu une alchimie immédiate et on a décidé de monter le groupe. Le linup original des Headhunters était né avec Doug, Fred, Richard et moi. Quelques mois plus tard on a été rejoints par le frère de Doug Rickey Lee comme chanteur, et ça a cimenté le son des Kentucky Headhunters. En 1992, Doug et Rickey Lee sont partis former Brother Phelps, et on les a remplacés par notre cousin Anthony Kenney à la basse et Mark Orr au chant. Ce line up a tenu de 1992 à 1996. Puis Mark Orr a quitté le groupe en 1996, Doug Phelps a repris sa place comme chanteur. Anthony Kenney est parti en 2007 et Doug a repris la basse. C’est donc revenu comme en 1986, Doug, Fred, Richard et moi. On est revenus au début.

Venons-en à votre dernier disque On Safari, pourquoi ce nom ?

L’année dernière, nous avons finalement pu sortir jouer hors des USA et nous sommes allés en Suède, en Angleterre et en Ecosse. Pendant des années on avait joué au Canada, mais en 2016 c’était la première fois qu’on sortait de notre zone de confort et qu’on voyageait à l’étranger. Ca a été la vraie inspiration pour le titre de l’album. Le père de Richard avait aussi un vieux tableau d’une fille en tenue de chasse lors d’un safari. Ca nous a aussi influencés.

Ce disque a été enregistré trois jours seulement après le décès du père de Richard et Fred Young, pourquoi n’avoir pas décalé l’enregistrement ?

Richard et Fred ont pensé que c’était une bonne manière de gérer la peine du décès de leur père que de jouer de la musique. Nous n’avons pas répété ni trop travaillé la musique, environ une semaine après l’enterrement on est allés en studio et on a enregistré le CD.

Le style sudiste est présent d’entrée, sur fond de tempo médium avec « Beaver Creek Mansion », et une superbe parie de slide ? Peux-tu nous en dire plus sur ce morceau ?

Merci ! Ce titre a été écrit par notre ancien chanteur Mark Orr pour le groupe. Quand il a quitté le groupe en 1986, on a laissé tomber plus ou moins ce titre. Sam Bush, un ami qui est musicien de bluegrass, a enregistré le morceau pour son album « Howlin’ at the Moon ». Il parle de la ferme des frères Young, donc c’est devenu normal qu’on le joue également. C’est mon morceau favori de l’album. Pour les parties de slide, j’ai accordé ma Les Paul de 1958 en Ré majeur.

Comment as-tu travaillé la slide, quels sont les guitaristes jouant de la slide qui t’ont influencé ?

J’ai joué de la slide guitare par accident, je n’en n’ai jamais vraiment joué. Vers 1986, j’ai pris un bottleneck en verre lors d’une répétition des Headhunters, ça a parfaitement sonné à ce moment-là. Duane Allman, Matt Andes, Ry Cooder, Mick Taylor, Robert Nighthawk, Leslie West, George Harrison, Santo & Johnny, Earl Hooker sont quelques-unes de mes premières influences en slide.

Et d'une manière générale, quels sont les guitaristes t'ayant le plus influencé?

J’ai beaucoup d’influences musicales, je dois dire que Jimi Hendrix m’a sans doute influence le plus, et continue à m’inspirer toujours. On peut aussi ajouter Eric Clapton, Peter Green, Mick Taylor, Jeff Beck, Paul Kossoff, Chet Atkins, Merle Travis, Keith Richards, Billy F. Gibbons, George Harrison, John Lennon, John Sebastian, Zal Yanovsky, Mike Bloomfield, BB King, Albert King, Freddy King, Otis Rush, Leslie West, Jimmy Page, Lonnie Mack, Steve Ferguson, Ronnie Montrose, Todd Rundgren, Duane Allman, Dickey Betts, Jerry Reed à la liste, mais je pourrais facilement en rajouter une cinquantaine d’autres.

Qui compose dans le groupe ?

Nous composons tous individuellement, mais quand on présente les morceaux au groupe, ils sont retravaillés et deviennent de la musique des Kentucky Headhunters. C’est vraiment un effort collectif. Richard et Doug sont les écrivains les plus prolifiques, mais nous contribuons tous à l’écriture. Ce sont les quatre membres du groupe qui créent la musique des Headhunters.

Quels sont tes thèmes que tu préfères aborder dans vos textes ?


Les thèmes des chansons doivent être réels, doivent concerner les gens. On ne peut pas vraiment écrire sur quelque chose qu’on ne connait pas ou qu’on n’a jamais expérimenté… Nous parlons de l’amour, de la vie, de la famille de Dieu et des expériences de la vie.

On tape du pied sans retenue sur « Way down yonder », un rock sudiste au tempo médium avec un solo efficace, composé en 1977 par Mr Charlie Daniels. Qui a eu l’idée de reprendre ce titre ? Et pourquoi ?

Ce titre nous a été apporté par Doug Phelps. C’est le Southern Rock classique qu’on aime tous, c’est un tel bon morceau. Il parle aussi de Bowling Greens qui ne se trouve qu’à environ 40 miles de chez nous, donc c’était naturel pour nous de reprendre cette chanson. On l’a jouée à notre façon, mais on veut rendre hommage à Charlie pour avoir écrit un tel bon morceau.

Avez-vous eu l’occasion de jouer avec Charlie Daniels, le parrain du « Southern Rock »
qui fête ses 80 ans cette année ?


Oui, j’ai jammé avec le Charlie Daniels Band plusieurs fois ces dernières années. Nous avons été honoré d’être invités à joué à la Volunteer Jam à Nashville en 2015. On aime beaucoup Charlie et son groupe, ils sont comme notre famille.

Je pourrais passer tout les titres de cet album en revue, mais peut-être as-tu un titre qui te tient à cœur ?

« Crazy Jim » est l’un de mes thèmes favoris sur le CD. Il nous a été apporté par Richard. Il a écrit ce morceau sur une célébrité locale connu sous le nom de « Rock Man ». Les gens n’ont jamais compris ce type, il aurait vraiment jeté des pierres aux gens qu’il croisait dans la rue. Il disait qu’elles valaient de l’argent. « Rock Man » n’a jamais été compris et a toujours été ridiculisé, Richard a été touché par cet homme. Il ne faut pas juger ce qu’on ne comprend pas, et on doit tous s’aimer les uns les autres.
Certains titres ont dû influencer Blackberry Smoke, que penses-tu du groupe de Charlie Starr, qui vient de passer au Beacon Theater de New-York et semble placé sur la voie royale. Penses-tu que c’est votre héritier ?
On aime vraiment Blackberry Smoke, on les connait depuis des années. Ils ont ouvert pour nous vers 2003, maintenant c’est nous qui ouvrons pour eux ! Nous sommes très fiers de leur succès, Charlie est mon ami. J’ai eu de ses nouvelles aujourd’hui, j’espère le voir avec ses potes ce week-end ici à Glasgow. On a peut-être influencé Blackberry Smoke, mais c’est peut-être parce ce qu’on est tous du Sud et on a tous grandi dans le même environnement musical.

As-tu toujours joué sur Les Paul ?

J’ai parfois changé entre une Les Paul, une Fender Stratocaster et une Gibson ES335 au fil des années. En ce moment je jour sur la Les Paul 95 % de mon temps, je gravite juste autour de ce modèle. Je joue aussi sur une ES335, une Gibson SG, une Fender Stratocaster et une Telecaster quand ça me vient à l’esprit. Mais on dirait que je suis né pour jouer sur une Les Paul, je me sens plus à l’aise avec cette guitare qu’avec un autre modèle.

Tu as reçu une 1958 Gibson Les Paul sunburst originale avec micros PAF, donnée par Hank Williams Jr,
quelle est son histoire ?


C’est vraiment ma guitare préférée. Elle appartenait avant à un groupe de Gospel de l’Ohio. Il y a une couronne gravée sur la boite, pour symboliser Jésus-Christ. Finalement la guitare est arrivée dans les mains d’Ed King de Lynyrd Skynyrd il y a quelques années. Ed a vendu cette guitare à Hank Williams Jr par le biais du revendeur de Nashville George Gruhn. Hank Jr et son groupe ont utilisé cette guitare en tournée, c’est là que je l’ai vue pour la première fois en 1988. En 1991, Hank me l’a prêtée pour la réalisation d’un clip vidéo, et après quelques mois il me l’a donnée. Elle est à moi pour toujours, j’aime cette guitare. Je suis éternellement reconnaissant à Hank Williams Jr pour m’avoir donné cette guitare, ça a été un rêve de posséder une Les Paul originelle de 1958. Cette guitare est géniale.

L’utilises-tu souvent ? Et sur quel titre ?

Oui, j’utilise beaucoup cette guitare en studio. C’est celle qui a servi sur chaque titre de « On Safari », sauf sur « Juke Box full of Blues ». Sur chaque morceau j’ai fait les solos de slide avec un modèle 1964 d’une Gibson Melody Maker. Je n’utilise pas beaucoup cette guitare en concert, j’ai peur que quelque chose lui arrive. Mais c’est la première que je prends quand on travaille en studio.

Gibson a-t-il fait une guitare « replica » de cette Gibson ?

Oui, c’est la Nashville Gibson Custom Shop replicated 300 guitars qu’ils ont sorti en 2013, elle est connue comme la CC #15, ou aussi la Collector's Choice #15. Ca a été un grand honneur, Gibson a fait un super boulot.

Quels sont tes groupes de rock sudiste préférés?


Allman Brothers Band, Hydra, Lynyrd Skynyrd, Wet Willie, Barefoot Jerry, Marshall Tucker Band, The Outlaws,
ZZ Top, Charlie Daniels Band, Atlanta Rhythm Section sont quelques uns de mes groupes favoris.

Quels amplis et guitares utilises-tu?

En tournée, j’utilise une guitare Gibson Custom Shop R8 de 1958 avec des micros d’origine, la CC #15 Les Paul et une Gibson Melody Maker de 1964. Je tourne aussi entre des guitars Les Paul et des Fender, cela dépend e mon humeur. Mon ampli principal depuis dix ans est un Marshall 100 watts de 1975 avec un 4x12 cab. 
Pour les sessions d’enregistrement de ''On Safari' j’ai utilisé la Les Paul 1958 sur chaque titre sauf un. Comme amplis, j’ai relié un 50's tweed Fender Deluxe et un 50's tweed Fender Champ ensemble.

En slide, joues-tu en open tuning? Quels sont tes tirants de cordes?

J’utilise des cordes D'Addario 10-46. Je joue de la slide en accord standard, mais aussi en si, en la et en ré majeur.

Pourquoi le groupe a-t-il arrêté entre 1982 et 1986 ? Qu’as-tu fait pendant ce temps là ?

On a tous pris des petits boulots après qu’on n’ait pas réussi à décrocher un contrat d’enregistrement au début des années 80, on a mis le groupe en veille. Fred a travaillé avec la chanteuse Country Sylvia, Richard a écrit des morceaux pour Acuff Rose, j’ai travaillé avec le chanteur Country Ronnie McDowell jusqu’à ce que les Headhunters signent un contrat d’enregistrement avec Mercury Records en 1989. On avait juste besoin d’un break, et, par la grâce de Dieu, cela a fonctionné.

Les Kentucky Headhunters ont-ils déjà joué en France?


Non, pas encore, mais on espère venir dans le futur.

Pensez-vous revenir en Europe? Je crois que vous avez joué au Royaume-Uni, as-tu des souvenirs ?

Oui, je crois que nous allons revenir, on a passé un super moment en Europe l’année dernière. Nous avons tellement de bons souvenirs de notre tournée au Royaume-Uni, c’est dur de n’en choisir qu’un seul. Après avoir atterri à Londres, la visite de la ville pour la première fois était géniale. Aller à l’usine Marshall et acheter deux amplis Marshall a aussi été un super souvenir.

Quels sont les projets des Kentucky Headhunters après la sortie de ce nouvel album ? Un DVD ?


A part tourner et faire la promotion de « On Safari » nous n’avons rien de prévu pour l’instant. Je suis sûr qu’à un moment on va réfléchir à enregistrer un autre album et peut-être faire un dvd live.

La question qu’on a envie de te poser : tu as remplacé Ed King en 1992, dans Lynyrd Skynyrd,
comment cela s’est il passé ?


Pendant trois semaines en 1992, j’ai pris la place de Ed King. Ed s’était cassé un doigt, le groupe était prêt à annuler plusieurs dates de concerts quand ils m’ont appelé. On s’est rencontrés au festival de guitares de Dallas quelques semaines avant et on s’est mis d’accord. Ca a été une super expérience, un grand honneur, j’aime beaucoup Ed et la famille Skynyrd aussi. Gary m’a rappelé en 1994 pour envisager de rejoindre le groupe, mais les Headhunters est ma famille, je ne pouvais pas les quitter.

As-tu quelques anecdotes ?

Ca a été une grande expérience, ça a été un honneur de jouer les classiques de Lynyrd Skynyrd. Dans les années 70, j’ai joué beaucoup de leurs morceaux avec des cover bands, mais jouer correctement les titres avec eux ça a été comme si on avait allumé un interrupteur en moi. C’était des personnes très sympas, ils m’ont traité comme si j’étais de leur famille. Je garderai toujours un grand souvenir de cette expérience. Je les aime beaucoup, Billy et Léon me manquent beaucoup. J’ai de super souvenirs de conversations que j’ai eues avec Billy et Léon dans le bus en tournée quand nous nous rendions sur les lieux de concerts. On avait eu un souci avec un bus une nuit du côté d’Atlanta, on a dû prendre l’avion pour aller en Caroline. Je me souviens de Léon qui s’était assis à côté d’une vieille dame dans l’avion, et qui lui expliquait comment jouer de la basse. C’était un type tellement adorable, gentil avec tous les gens qu’il croisait.

Ensuite as-tu été contacté pour jouer dans Skynyrd ?

Oui, comme je te l’ai dit, en 1994, mais j’ai préféré respecter le contrat que j’avais avec The Kentucky Headhunters. C’est mon ami Mike Estes qui a eu le job et il a fait du super boulot.

Dernière et traditionnelle question ici, si tu devais séjourner sur une île déserte, quels sont les cinq disques
que tu emmènerais avec toi ?


Dure question… je prendrais sûrement ces cinq là :
'Pet Sounds'  The Beach Boys
'Blues Is King'  BB King
'Live At The Fillmore'  The Allman Brothers Band
'Are You Experienced'  Jimi Hendrix Experience
'Wheels Of Fire' Cream 

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